La monnaie a été créée pour faciliter les échanges, mais les banques en ont fait une source de profit alors que le monde croule sous 237 000 milliards de dollars de dettes.  L’emploi procure la monnaie pour vivre, mais le chômage est un fléau mondial. Saurons-nous prendre les bonnes décisions avant que la situation devienne explosive ?

 

Pour obtenir ce qui leur était indispensable pour vivre, mais qu’ils ne pouvaient se procurer ou fabriquer eux-mêmes, les premiers hommes ont pratiqué le troc,

Au VIIème siècle av. J.C., en Occident, la monnaie apparut sous forme de pièces métalliques frappées d’une empreinte garantissant leur valeur. Elle est devenue, sous des formes diverses, monnaie divisionnaire (les pièces), fiduciaire (les billets), scripturale (l’écriture), l’outil essentiel de l’économie.

Dans les pays industrialisés, il est nécessaire, pour la grande majorité des humains, d’avoir un emploi pour vivre. La monnaie qu’il procure permet à chacun de l’échanger contre les produits et les services dont il a besoin.

Pour que le système fonctionne, il faut que des emplois soient proposés et que de l’argent circule. Sans emploi, pas de monnaie en échange du travail fourni, donc pas de possibilité de se procurer ce qui est indispensable pour vivre. Sauf les fortunés qui n’ont pas ce souci.

Le principe est simple, mais la réalité est complexe et présente souvent des failles !

PLAN DU SITE

i - LE SYSTEME MONETAIRE: l’argent et l’Etat en France de 1800 à l’euro – création de la monnaie – accords de Bretton Woods – traité de Maastricht

II - LES EMPLOIS les sources d’emplois : comment équilibrer l’offre et la demande – risques encourus par des entreprises

III - LES ENTREPRISES DE DEMAIN: le travail, un droit dans la Constitution - le syndicalisme– revenu inconditionnel de base – la disruption dans les entreprises

IV - UNE INSTABILITE CRITIQUE:les négalités causes de conflits – la dette mondiale – le dollar, monnaie de réserve mondiale

V - LE MONDE EST EN MUTATION:l’idéal est-il de travailler plus pour gagner plus ?

VI - LA MONNAIE LOCALE COMPLEMENTAIRE: une bouffée d'oxygène

VII - IMPOT NEGATIF, REVENU DE BASE UNIVERSEL ET REVENU UNIVERSEL D'ACTIVITE

VIII - UN NOUVEAU SYSTEME ECONOMIQUE
 

I - LE SYSTEME MONETAIRE

En 1800, Napoléon crée la Banque de France. Elle obtient le privilège de fabriquer la monnaie pour Paris, puis pour toute la France.

La loi définit la pièce de 1 franc par «  5 grammes d’argent au titre de neuf dixièmes », ce qui signifie qu’elle contient 4,5 grammes d’argent pur. L’or, plus rare, est réservé aux pièces de grande valeur, La parité entre l'or et l'argent est fixée à 1 unité d'or pour 15,5 unités d'argent.

Après 1848 la confiance est assez bien établie et le billet de banque commence à pénétrer dans la vie courante.

En 1926, la banqueroute menace. Édouard Herriot, président du Conseil, a besoin d'argent pour boucler son budget, mais la Banque de France refuse de relever le plafond des avances à l’Etat.

       Edouard Herriot dénonce le «  mur de l’argent ». Poincaré, rappelé à la présidence du Conseil, dévalue le franc des 4/5 de sa valeur. L’équilibre est rétabli. La valeur du franc ne variera plus pendant plusieurs années.

En 1933, aux Etats-Unis, pour mettre fin aux spéculations financières qui ont conduit au krach boursier de 1929, le président américain Franklin Roosevelt signe la loi qui distingue les banques de dépôt réservées aux simples clients et les banques d’affaires spécialisées dans le financement des entreprises. Les financiers manifestent leur désaccord. En 1999, la loi sur "la modernisation financière" (loi Gramm-Leach-Bliley) supprime ces barrières entre banques commerciales,  sociétés de placement et compagnies d'assurance.

Après la victoire électorale de 1936, le gouvernement du Front Populaire estime contraire à l’intérêt général que le contrôle de la monnaie soit du ressort d’intérêts privés.

VINCENT AURIOL, ministre des Finances déclare : « Les banques je les ferme, les banquiers je les enferme ! »La loi du 24 juillet 1936 vise à donner aux pouvoirs publics les moyens d’intervenir plus directement dans la gestion de la Banque pour pouvoir mener une politique économique d’intérêt généralVincent Auriol décrète le cours forcé du franc (le franc est inconvertible en or), son taux se définit par rapport à la livre et au dollar.

La loi remplace le Conseil de régence qui désignait le gouverneur de la banque par un Conseil général. Les membres du Conseil de régence étaient élus par les 200 actionnaires les plus importants (« les 200 familles »). Le Conseil général est formé de représentants de l'État, des « grandes forces organisées du travail et de l'activité industrielle, commerciale et agricole » et d’élus par les petits actionnaires 

La multitude de monnaies qui ont été créées dans le monde rendait complexes les règlements des négociations commerciales internationales.

En 1944, les accords de Bretton Woods sont signés. Leur objectif est de mettre en place une organisation monétaire mondiale et de favoriser la reconstruction et le développement économique des pays touchés par la Deuxième guerre mondiale.

L’économiste britannique John Maynard Keynes propose l’usage d’une monnaie de réserve non nationale, le bancor, l’économiste Whyte, négociateur pour les Etats-Unis, le dollar. Cette proposition l’emporte. Le dollar reste rattaché à l’or et devient la monnaie de référence dans le monde. Le système de change entre les monnaies est fixe : chaque devise a une parité officielle par rapport au dollar négociée par des accords internationaux. Le FMI et la Banque mondiale ont pour mandats de surveiller le nouveau système.

Les Trente glorieuses

En 1945, le général de Gaulle, chef du gouvernement provisoire, nationalise la Banque de France. Il juge cette décision nécessaire contre l’influence néfaste des banques « assez puissantes pour faire échec à l’intérêt général ».

L’unique actionnaire de la Banque de France devient l’Etat français. Sont nationalisées également les grandes banques de dépôts, le Crédit Lyonnais, la Société générale, le Comptoir national d’escompte de Paris (CNEP), la Banque nationale pour le commerce et l’industrie (BNCI). Trois banques d’Etat sont créées : le Crédit national pour les entreprises, le Crédit foncier pour le logement et la Banque du commerce extérieur.

L’Etat, qui a recouvré son autorité sur la monnaie connaît, à partir de 1945, une période de reconstruction et de croissance : c’est l’époque des Trente Glorieuses.

Mais en 1956 les banques d’affaires sont parvenues à redevenir des banques à part entière et concurrencent le secteur national.

 

15 août 1971 : fin du système monétaire de Bretton Woods

       Conséquence des dépenses engendrées par la guerre du Viêt-Nam, de la compétitivité accrue des pays européens et de celle du Japon, le gouvernement américain connaît en 1971 un déficit commercial. Des pays commencent à exiger de l’or pour les dollars qu’ils détiennent. Le président Richard Nixon change le système monétaire international de Bretton Woods et annonce la fin de la convertibilité du dollar en or.

  Extrait du discours de Nixon (15 août 1971)

Les Accords de la Jamaïque signés en janvier 1976 par les pays membres du FMI légalisent cette décision.

 

1973 : loi Pompidou-Giscard

Cette loi modifie les statuts de la Banque de France. Elle stipule que « le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la Banque de France ». Cela signifie simplement que l’Etat français doit emprunter sur les marchés à obligation contre le paiement à la Banque d’un taux d’intérêt.

1993 : le traité de Maastricht crée l’Union européenne.

Le traité prévoit la monnaie unique : l’euro entrera en usage en 2002. Il implique que le déficit des pays de l’Union européenne ne doit pas dépasser 3% de leur PIB et leur dette publique plus de 60% ou se rapprocher de ce seuil

Loi du 12 mai 1998.

La France doit, comme les banques de la zone euro, céder son droit d'émission à la Banque Centrale européenne à Francfort.

La Banque centrale européenne (BCE) et les Banques centrales dans le monde sont seules habilitées à imprimer les billets et à frapper les pièces de monnaie. Mais cette monnaie ne représente environ que 10% des liquidités en circulation. 90% des échanges se font dans les banques commerciales par de simples jeux d’écriture (les chèques) ou des procédés électroniques (les cartes bancaires, les virements).

1er janvier 2002

   L'euro est mis en circulation. 

 

Comment est créée la monnaie

Les banques créent de la monnaie scripturale par trois procédés :

par les devises

par les emprunts de l’Etat

par le crédit

Comment est crée la monnaie

Les banques, quand elles accordent des crédits, prennent un intérêt plus élevé que l'intérêt qu'elles ont à payer sur les placements qu'elles reçoivent des particuliers. La différence entre taux d'intérêt reçu et payé leur permet de faire des bénéfices. Quand les banques sont nationalisées, ces bénéfices permettent à l’Etat d’entreprendre des travaux pour la société et de créer des emplois. Quand elles sont privées, ces bénéfices sont engagés par les banques dans des opérations financières. Elles peuvent être fructueuses. Ou plonger le monde dans des crises financières comme celles de 1929 et 2008.

          Le pouvoir de création de la monnaie apparaît théoriquement illimité. Les banques doivent cependant conserver une réserve de monnaie afin d’éviter une crise de liquidité. Celles qui désirent se refinancer peuvent le faire en payant un intérêt sur la somme qu’elles empruntent auprès de la Banque centrale. Celle-ci, qui a pour mission d’assurer la politique monétaire, fixe le montant du taux directeur. Si ce taux d'intérêt est fort, les banques vont limiter leurs crédits sachant que le refinancement leur sera coûteux ; elles auront le comportement inverse si ce taux d'intérêt est faible. Les banques répercutent ce loyer sur les intérêts des crédits qu'elles accordent à leurs propres clients. Plus le taux de la Banque Centrale est bas, plus le coût du crédit a des chances d'être bon marché ce qui, en théorie, favorise la croissance. À l'inverse, une hausse du taux du crédit permet théoriquement de ralentir la demande et d'éviter l'inflation. Depuis le 16 mars 2016, le taux directeur est maintenu au plus bas..

Rôle de l’Etat

Depuis leurs plus lointaines origines, les hommes vivent en sociétés qui n’ont cessé d’évoluer. L’Etat moderne s’appuie sur une administration pour exercer ses divers rôles : protection (justice, police, santé, défense extérieure ), législation, éducation, planification de travaux. Il est devenu une entreprise qui emploie des fonctionnaires. Pour obtenir l’argent qui lui est nécessaire, l’Etat crée des taxes, lève des impôts, directs et indirects que paient les citoyens. Il est aussi contraint de faire des emprunts auprès des banques

 Les entreprises qui emploient du personnel tirent des revenus de leurs activités. Elles versent un  salaire à leurs employés et paient également des taxes, des impôts  à l’Etat, aux régions.

Tout le système économique fonctionne avec la monnaie. Elle permet les échanges qui sont à la base de l’économie. La Banque régule le système : la quantité de monnaie en circulation ne doit pas être insuffisante, ce qui freinerait l’expansion économique, ni trop généreuse, ce qui entraînerait une hausse des prix et un déficit du commerce extérieur.

Mais le système parfois déraille. Une Crise financière se déclenche lorsque la demande d’emplois est supérieure à l’offre et que le chômage s’installe. Elle peut affecter le monde entier.

II - LES EMPLOIS

Les crises économiques financières et le chômage semblent être un phénomène récurrent.

 Karl Marx les considère comme des phénomènes inévitables liés à la surproduction.

En 2019, 3,65 millions de personnes sans aucune activité étaient inscrites à Pôle emploi  (publications trimestrielles). La précarité de l’emploi dans le monde  concerne 1,5 milliard de personnes (46% de l’emploi total). En Asie du sud et en Afrique subsaharienne 70% des travailleurs occupent un emploi vulnérable.

Les sources d’emplois

Les jeunes qui cherchent un emploi après leurs études peuvent s’orienter vers la fonction publique.

Augmenter le nombre d’agents de l’Etat est un moyen  de lutter contre le chômage. Mais l’Etat, qui verse le salaire des fonctionnaires, devra augmenter les impôts. Et quand les dettes imposent un régime d’austérité, c‘est une politique opposée que les Etats sont contraints d’adopter. Augmenter le nombre d’agents de l’Etat n’est pas la solution pour réduire le chômage, particulièrement en France où le nombre de fonctionnaires est jugé excessif (5,43 millions d’agents en 2014 selon l’Insee).

Les jeunes diplômés peuvent s’orienter vers un travail indépendant : informatique, commerce, artisanat, profession libérale, communication, traduction… 

Le travailleur est alors, à la fois, entrepreneur, propriétaire de ses moyens de production et son propre employé. Choix difficile, quand dans des domaines d’activités (agriculture, élevage) les faillites augmentent, choix qui nécessite souvent une demande d’emprunt aux banques frileuses dans ce domaine d’aide, choix qui exige des connaissances en comptabilité, en législation du travail. Le travail en freelance se développe cependant face à l’insécurité du travail en entreprise. Près de 40% des travailleurs US sont freelances. En France le nombre de travailleurs indépendants a bondi de 85% entre 2000 et 2013. Ils sont 13 millions en 2019.  Le Président Macron promet de leur accorder une indemnisation  en cas de perte d'activité.

Ces activités se développeront peut-être davantage dans l’avenir mais, actuellement, elles ne peuvent résoudre le chômage. L’espoir est encore dans les entreprises.

En 2011, en France, 30% des salariés étaient employés dans 243 grandes entreprises.

L’économie sociale et solidaire rassemble les entreprises organisées sous forme de coopératives, associations ou fondations qui cherchent à concilier solidarité, performances économiques et utilité sociale. Ces entreprises adoptent des modes de gestion démocratiques et participatifs. Elles encadrent strictement l'utilisation des bénéfices qu'elles réalisent, le profit individuel est proscrit et les résultats sont réinvestis. Elles recrutent dans de nombreux secteurs.  Elles sont 222 900, emploient 2,37 millions de salariés soit 10,3 % de l’emploi en France (chiffres de l’Observatoire national de l’économie sociale et solidaire).

Réduire le chômage, c’est équilibrer au mieux le nombre de demandes et celui d’offres d’emplois.

Le nombre de chômeurs en France tourne autour de 8,8% de la population, amorçant une lente décrue. Mais, des milliers de postes restent inoccupés. Combien ? Les informations ont souvent divergé

Pour diminuer le chômage, il faut que les qualifications des demandeurs d’emploi correspondent à celles des postes offerts. Les uns et les autres agissant en toute liberté, pour leur propre intérêt, le hasard semble être le seul déterminant dans cette équation, et la « main invisible » d’Adam Smith toujours espérée.

Situation des demandeurs d'emploi

 

L’équilibre entre l’offre et la demande peut-il se réaliser ?

Oui, selon certains. Il suffit que l’Etat n’intervienne pas en accordant des aides. Les demandeurs d’emploi devront alors accepter les salaires et les règles de travail proposés, seront chômeurs « volontaires » ceux qui les refuseront, ce qui permet aux entrepreneurs, le coût du travail pouvant ainsi être abaissé, de vendre moins cher, d’être compétitifs, d’augmenter leurs bénéfices et d’embaucher. Mais la société industrielle entretient, pour le salarié, l'inquiétude, la peur du lendemain.

Appliquée à la lettre, c’est la théorie de l’ultralibéralisme, un concept que réfutent les économistes libéraux qui accusent les socialistes de l’utiliser pour discréditer leur politique. Le libéralisme, déclarent-ils, respecte le droit

Politique de gauche et politique de droite

 

Que l’on adopte une politique de gauche, augmenter les salaires, diminuer les impôts ou un politique de droite, diminuer les charges qui pèsent sur les entreproses ou les deux conjointement, rien ne prouve que le chômage de masse disparaîtra définitivement. Des économistes prévoient qu’il augmentera avec le développement de la robotique. Pour d’autres la robotique, en améliorant la productivité, abaissera les prix de revient, rendra plus compétitif et créera des emplois. Comme elle pourrait peut-être, c’est à souhaiter, diminuer la durée du travail pénible.

Mais dans le monde actuel en transformation, les entreprises devront innover pour se maintenir et les salariés s’adapter aux nouvelles techniques, ce qui nécessite une remise à niveau ou une reconversion aidée et rémunérée.

Le gouvernement actuel souhaite relancer l’apprentissage chez les jeunes. Mais à une époque où l’évolution des techniques est très rapide, où elle est imprévisible avec le développement de l'intelligence artiificielle, comment préparer des jeunes à des activités qu’ils exerceront dans deux ou trois ans si elles ne sont pas disparues et remplacées par de nouvelles encore ignorées ? C’est pendant l’activité que la formation doit suivre l’évolution. 

Les chefs d’entreprises courent des risques.

L’employeur qui propose un CDI assure aux salariés la sécurité. Mais, dans un marché mondial où la concurrence est âpre, l’employeur peut être conduit au licenciement qui engendre un coût important, même au dépôt de bilan, procédé parfois abusif comme on l’a constaté. Les défaillances d'entreprises au mois de janvier 2019 ont augmenté de 6,6% par rapport à 2018.

Les conséquences du réchauffement climatique dont nous commençons à subir les effets nous astreignent à modifier notre mode de vie, ce qui aura des répercussions sur la production industrielle et sur les emplois.

Rapport du Club de Rome

Les entreprises doivent s’adapter à la situation qui peut offrir des opportunités. Les gouvernements doivent faire respecter les accords signés à la COP 21 par 175 Etats. Le 3 septembre 2016, 25 Etats les ont ratifiés. Donald Trump a décidé de retirer les Etats-Unis de cet accord car contraire aux intérêts des emplois américains.

III - LES ENTREPRISES DE DEMAIN

Le syndicalisme

Les luttes ouvrières ont commencé au début de l’industrialisation en occident, quand des hommes, des femmes, des enfants ont été astreints à des conditions de vie proches de l’esclavage pour un salaire dérisoire accordé par des employeurs sans scrupules qui exploitaient l’obligation pour ces humains de l’accepter pour survivre.

Les luttes ouvrières sont parvenues à humaniser les conditions de travail, sauf dans des pays où les bas salaires permettent encore de vendre des produits fabriqués à des prix plus compétitifs sur le marché mondial, sans que cet avantage profite aux ouvriers, en faisant encore travailler des enfants. Les conflits actuels déclenchés en France par la loi sur le travail reflètent la volonté de ne pas perdre les acquis sociaux que certains, attachés à l’esprit de lutte ouvrière contre le patronat, craignent menacés. Ce rapport entre employeurs et employés ne peut-il prendre fin comme l’imaginait Karl Marx que par l’effondrement du capitalisme ?

Un esprit nouveau dans les entreprises

Aujourd’hui, on ne peut admettre que les revenus du capitalisme dorment dans les paradis fiscaux quand le rôle de la monnaie est de permettre les échanges et le commerce.

On ne peut admettre que les chefs d’entreprises, afin d’augmenter leurs revenus personnels, licencient, délocalisent à leur bon gré, que les PDG perçoivent des sommes mirobolantes, même quand ils abandonnent leur entreprise en faillite.

Les capitaux sont nécessaires à la création et au développement des entreprises. Mais on ne peut admettre que les entreprises attirent les actionnaires en distribuant des dividendes comme des petits pains.

Le travail fait la dignité de l’homme, à tel point qu’une société « qui n’offre pas de travail à tous » est « une société injuste » a affirmé le pape François dans son homélie le 1er mai 2013. Mais lorsqu’on ne peut permettre à tous d’exercer un travail on ne peut admettre que la monnaie pour vivre puisse s’acquérir facilement avec les outils de la Bourse.

Que deviendront les chômeurs à vie, ceux qui ne trouveront pas, par leur travail, la monnaie pour vivre ?

L’enfant n’a pas choisi de naître. Dans son jeune âge, il est protégé par ses parents qui lui enseignent à devenir adulte.  Il devra alors travailler pour vivre. Le travail est un droit inscrit dans la constitution des Etats démocratiques. Ceux qui ne trouveront pas d’emploi, seront-ils les parias de l’humanité et ne pourront-ils qu’espérer une allocation de l’Etat pour subvenir à leur existence ?

           Périclès, au temps de l’âge d’or de la démocratie d’Athènes, faisait en sorte que tout citoyen se voit attribuer un subside numéraire pour s’approvisionner sur les marchés car, pour ce grand homme d’Etat, tout citoyen doit participer à l’entreprise commune, qui était alors la prospérité d’Athènes.

La disruption, une révolution dans le monde de l’entreprise ?

En 2016, dans sa conférence « Voyage vers le futur, mon entreprise en 2030 », Joël de Rosnay exposait comment les entreprises de demain pratiqueront la disruption qui bousculera l’économie traditionnelle. Cette nouvelle génération d’entreprises existe déjà. Elles forment le groupe des GAFAMA (Google, Apple, Facebook, AMazon, All Baba) et des NATU (Netflix, Airbnb, Tesla, Uber). Ces entreprises, via des plateformes et algorithmes, cassent les codes du marché, créent une rupture. Elles sont devenues tellement rentables qu’elles ont établi des monopoles et nous obligent à passer par elles.

L’entreprise de demain pourrait être « une plateforme d’intelligence collective ».

IV - UNE INSTABILITE CRITIQUE

Notre système économique crée des inégalités causes de conflits

Si l’extrême pauvreté est tombée sous 10% de la population, l’écart entre riches et pauvres n’a jamais été aussi haut en 30 ans. Carlos Lopes, Secrétaire exécutif de la Commission économique pour l’Afrique. affirme que les inégalités sont une des principales causes de conflits.

Pour l’économiste Thomas Piketty, leur accroissement est la conséquence d’un système économique qui tend à favoriser le rendement du capital sur le fruit du travail (Le capital au XXIème siècle – Thomas Piketty).

Dette mondiale : 200 000 milliards de dollars

La dette totale mondiale atteint 200 000 milliards de dollars, 2,86 fois plus que le PIB mondial. Le monde aurait besoin de tout ce qu’il produit pendant plus de deux ans, sans effectuer aucune dépense, pour régler toutes ses dettes selon le rapport de l’Institut McKinsey.

 La majeure partie de l’endettement provient des pays avancés. 40 % des pays à bas revenus sont actuellement à un niveau de risque élevé en matière d’endettement ou déjà en situation de surendettement Parmi les pays avancés, la Chine à elle seule, représente 43 % de l’augmentation de la dette.. Le FMI se montre également critique envers les Etats-Unis et somme les dirigeants politiques d’agir.

"Lors de la prochaine récession, il sera de plus en plus évident qu’une partie de ces dettes ne seront jamais remboursées" (William White, Président du Comité d'examen des situations économiques et des problèmes de développement de l'OCDE)

Le fait que des gouvernements ne pourront pas faire face à leurs dettes est, pour les économistes, extrêmement préoccupant. Nous pourrions nous diriger vers le plus grand krach financier de tous les temps. Il est trop tard pour s’échapper reconnaissent des analystes.

" Lors de la prochaine récession, il sera de plus en plus évident qu’une partie de ces dettes ne seront jamais remboursées, et cela sera très inconfortable pour beaucoup de gens qui pensent que leurs actifs valent quelque chose. " ( William White, président du comité d’examen des situations économiques et des problèmes de développement de l'OCDE)

Le dollar est la monnaie de réserve mondiale. Cela signifie que la plupart des pays acceptent le dollar comme mode de paiement, même à la place de leur propre monnaie. Mais le dollar est devenu vulnérable aux fluctuations de l’économie américaine. Le FMI appelle à son éventuel remplacement comme monnaie de réserve du fonds monétaire international .

Se prépare-t-on déjà à un changement du rôle de l’or dans le système monétaire mondial?

Les réserves d'or russe ont quadruplé depuis 2008 et se montent à 2170 tonnes (donnée du FMI). Elles représentent 17% des stocks mondiaux.

V - LE MONDE EST EN MUTATION

La monnaie n’est plus ce qui permettait aux hommes d’effectuer entre eux les échanges nécessaires pour vivre. Cet outil a évolué, Nous sommes à une époque où le système risque de s’écrouler. Un changement est nécessaire, comme il est nécessaire dans d’autres domaines pour sauver notre espèce. Saurons-nous agir assez tôt avant que nous soyons acculés par les catastrophes et les cataclysmes ?

Au XXIème siècle, sommes-nous contraints à travailler plus pour gagner plus ?

Le temps consacré au travail peut être source d’enrichissement intellectuel, de créativité.

On peut être passionné par son activité professionnelle, alors le temps qu’on y passe ne compte plus.

On peut aussi vouloir travailler plus pour gagner plus si la richesse matérielle est celle à laquelle on aspire.

Mais il y a des métiers qui sont des corvées, pour lesquels des hommes, des femmes détériorent leur santé en les exerçant.  Deux journalistes, J. Brygo et O. Cyran, publient les résultats de leur enquête dans."Boulots de merde!- du cireur au trader". Des emplois abrutissants et dépourvus de sens, aux fiches de paie squelettiques, sont partout dans le monde du travail. Le burn out est une pathologie des temps modernes. (burn out, émission FRANCEINFO)

Quand la pensée humaine s’élève aux hautes valeurs philosophiques, spirituelles et religieuses (quand ces dernières aspirent à la paix, à l’union entre les hommes), peut-on proposer comme idéal à la jeunesse le devoir de travailler plus pour sauver notre économie ?

Nos ancêtres nomades cueillaient et chassaient pour subvenir à leurs besoins. Pas plus. Ils respectaient leur environnement. C’était là leur travail. Leur temps libre était consacré à ce que nous appelons l’art : la décoration, la musique, la danse… Et à leurs réflexions sur la vie, son mystère.

Au cours des temps, leurs connaissances, leurs techniques, leur mode de vie ont évolué. Les hommes se sont créé des besoins nouveaux.

Le troc a d’abord permis les échanges. Il a développé la solidarité, la coopération. La révolution industrielle a bouleversé ce mode de vie. Le travail est aujourd’hui le moyen d’acquérir de la monnaie pour vivre. La compétitivité est devenue le moteur de l’économie. C’est dans le bénévolat, accompli dans les œuvres sociales, humanitaires, culturelles, sans recherche de gain, que résident la solidarité, la coopération, des valeurs qui font la dignité de la personne humaine.

En dehors de dispenser des connaissances générales et professionnelles qui permettront aux jeunes d‘entrer dans le monde du travail, l’enseignement doit avoir pour mission de développer leur créativité, d’éveiller leur curiosité.

La créativité est une faculté propre à l’homme. Elle a permis à notre espèce d’évoluer. C’est la créativité qui permettra aux hommes de demain de résoudre les problèmes où nous nous enfermons aujourd’hui.

La curiosité donnera à l’adulte le besoin de s’enrichir par la connaissance permanente que rend accessible à tous le développement des médias, des techniques informatiques.

Dans un monde en paix, où chacun aura les moyens matériels de vivre, l’homme pourra consacrer son temps libre à la création artistique.désintéressée.

Ce but est le sens à donner à la vie. Et ceux et celles qui ont la foi pourront remercier Dieu d’accorder aux hommes la sagesse.

VI -LA MONNAIE LOCALE COMPLEMENTAIRE, UNE BOUFFEE D'OXYGENE

En Suisse, dans les années trente, les banques restreignant le crédit, 16 entrepreneurs décident de créer entre eux un système de crédit mutuel utilisant le WIR (1 wir=1 franc suisse) comme monnaie complémentaire, expérimentant ainsi une monnaie imaginée il y a un siècle par l’économiste allemand Sylvio Gesell. Aujourd’hui, plus de 60 000 PME, une sur cinq, utilisent ce système. La banque WIR est reconnue stable, peu encline à une crise systémique comme le système bancaire actuel.

En France, la loi du 31 juillet 2014 relative à l'économie sociale et solidaire a donné une base légale aux monnaies locales complémentaires. Ces monnaies ont pour objectif de contribuer à la cohésion territoriale, de poursuivre un but social autre que le seul partage des bénéfices.

En 2015, à la demande de la Ministre du logement, de l’égalité des territoires et de la ruralité, et de la Secréaire d’Etat chargée du commerce, de l’artisanat, de la consommation et de l’économie sociale et solidaire, un rapport leur a été remis, « D’autres monnaies pour une nouvelle prospérité ». Les monnaies locales complémentaires apparaissent dans le contexte de morosité économique, comme une bouffée d'oxygène. D’une étude d’Ecoscience Provence il ressort que seuls 3% des échanges en euros profitent à l’économie locale. Par contre, 100% de la monnaie locale circulent dans l’économie régionale.

Une soixantaine de monnaies locales complémentaires (MLC) fonctionnent aujourd’hui en France, Elles sont environ 5000 dans le monde.

Récemment, en 2018, Hervé Morin, président de la Région Normandie, a officiellement lancé le rollon, la nouvelle monnaie numérique normande. Les utilisateurs, consommateurs, entreprises et collectivités, peuvent faire leurs achats avec une carte de paiement et/ou une application à télécharger sur leur smartphone. Lynda Lahalle, conseillère Régionale déléguée à l’économie sociale, déclarait : «  Il faut redonner à la monnaie sa véritable nature, qui est de nous permettre d’échanger, et non de spéculer».

Une trentaine de projets de MLC sont à l’étude en France.

Si une monnaie complémentaire est un ballon d’oxygène pour une région pourquoi ne le serait-elle pas à l’échelon national?

L’Europe a adopté une monnaie unique : l’euro. Le Prix Nobel d’économie, Richard Mundell, a développé la théorie de la zone monétaire optimale : la monnaie commune dans la zone géographique où elle est appliquée favorise les échanges de biens et de capitaux mais réduit les champs d’action pour résoudre les problèmes budgétaires que des Etats que des Etats rencontrent. Quand, de surcroît, ces Etats sont soumis à la règle du déficit inférieur à 3% et de la dette inférieure à 60% du PIB, malgré l’aide financière de la BCE que la solidarité entre Etats européens est encore difficile à appliquer, le redressement est-il possible sans pénaliser les bas revenus ?

L’Etat ne peut créer une monnaie complémentaire à l’euro. Celle-ci relève d’intiatives privées. Mais, quand le "made in France" a la cote, la principale motivation étant la volonté de soutenir l'économie et l'emploi en France (sondage BVA révélé par L'Express), mais que l'on va cependant acheter ailleurs ce que l'on produit chez soi alors que la réduction des transports aériens et maritimes est une nécessité quand nous devons diminuer les émissions de gaz à effet de serre, n’est-ce pas une initiative souhaitable ?

VII - Impôt négatif, revenu de base universel et revenu universel d'activité

Pour contrecarrer les conséquences du commerce libéral qui peut laisser des citoyens dans une situation de précarité (c’est la cause du mouvement des gilets jaunes, des travailleurs qui ne parviennent pas avec leur salaire « à boucler leur fin de mois »), Milton Friedman, prix Nobel d’économie, proposait l’impôt négatif. L'impôt sur le revenu en vigueur est un impôt positif : il taxe un pourcentage du revenu perçu par le contribuable. Au contraire, quand ce revenu est inférieur à un seuil à fixer. l’impôt négatif augmente le revenu perçu par le contribuable d’un pourcentage à déterminer. L'impôt négatif se caractérise donc par un seuil, perçu par ceux qui touchent un salaire, mais il ne résout pas la situation de ceux à la recherche d’un emploi ou en période de réinsertion. Le revenu universel, ou de base, est inconditionnel : il distribue à chaque citoyen une allocation de montant égal, de la naissance à la mort.

Ce revenu de base (en 2013, le prix Nobel d'économie Paul Krugman s’est prononcé en sa faveur) supprimerait les aides sociales, les indemnités versées aux chômeurs, mot qui prend souvent un sens péjoratif mais deviendrait désuet.

Des initiatives pour instaurer «  un revenu de base inconditionnel » ont été ou vont être prises en Inde, au Canada, aux Etats-Unis, aux Pays-Bas, en Finlande. Ce revenu est distribué à l’ensemble des citoyens, chômeur, travailleur à temps plein ou à temos partiel et cumulable avec d’autres revenus, Les enfants touchent moins jusqu’à un certain âge. En France, dans tous les mouvements politiques, de l’extrême gauche à l’extrême droite, des personnalités ont milité pour le revenu universel. Pour le sociologue Raphaël Liogier, nous pouvons nous permettre de nous libérer du travail, à condition de revoir notre conception du monde.

Le Pésident Emmanuel Macron donne le coup d’envoi sur le revenu universel d’activité (RUA) qui devrait déboucher sur un projet de loi en 2020. Il consisterait à fusionner des aides existantes ( a minima RSA, APL, prime d’activité) en une seule allocation unique. Le RUA prendrait ainsi la forme d'une aide financière couplée à un accompagnement vers l'emploi ou l'activité.

Sur ces propostions, les avis sont partagés : il y a des partisans et des opposants

 

VIII - Un nouveau système économique

Il faudra de l’audace aux générations à venir pour quitter une économie compétitive qui exploite inconsidérément les ressources de notre planète, accumule les déchets à ne plus savoir qu’en faire, dérègle le climat et ne peut accorder un emploi à tous pour adopter une économie propre, solidaire, humaine.

C’est un nouveau système économique, social et politique où la croissance ne s’évaluera pas à l’augmentation du PIB mais à celle du bien–être du nombre d’individus qu’elles devront bâtir. Comment y parviendront-elles ? Par une révolution lente et pacifique ? Par les contraintes que des crises successives rendront inévitables ? Par les révoltes des peuples les plus frappés par leur situation invivable ? Nul ne peut le dire. Mais cette métamorphose sera nécessaire pour atteindre le but deveuu primordial ; sauver notre espèce sapiens.

                                 henri david

ancien maître d'école

 Sites du même auteur

L'évolution de l'humanité est un fait incontournable, mais. notre comportement menace notre espèce homo sapiens. Des scientifiques nous alertent: "L'abîme ou la métamorphose", c'est l'alternative. La grande révolution qui doit s'opérer maintenant est dans la prise de conscience que l'avenir de l'humanité est lié à l'action de chacun de nous 

site : sauversapiens.com

L’humanité est dans une phase de transition. La mission de l’enseignement est de préparer les jeunes à bâtir le monde de demain. Enseigner l’histoire des religions et l’évolution de la science est le préalable à la paix

Site : religionetouscience.com

"Tout change tout le temps " remarquait le philosophe grec Aristote. L’humanité elle-même évolue. La grande révolution qui doit s’opérer maintenant dans les esprits, est dans la prise de conscience que son avenir est lié à l’action de chacun de nous. Enfermés dans nos habitudes, nos privilèges, nos croyances, aurons-nous la sagesse de choisir la bonne voie?

 

Site: leseisme.net

 

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